10 Conseils pour éduquer sans punir (ni crier)

Ahhh… Éduquer sans punir ni crier, en voilà un sujet qui mettra tous les parents d’accord. Surtout quand on sait que les enfants sont des éponges qui retiennent absolument tous nos faits et gestes. Les bons… Comme les mauvais.

 

Autrement dit, en prenant le problème dans le sens inverse, on en déduit que le moyen le plus efficace d’enseigner aux enfants la bonne façon d’agir est de les traiter comme nous voulons qu’ils traitent les autres : avec compassion et compréhension. 

 

Lorsqu’on donne la fessée, punie ou crie, les enfants apprennent à agir de manière agressive. Sans compter que dans 100% des cas, nous allons regretter d’avoir réagi à chaud…

 

Attention. Ça ne veut pas dire qu’éduquer avec bienveillance signifie renoncer à sa responsabilité ou ne pas être un parent ferme. 

 

Ton enfant doit comprendre qu’il ne doit pas courir dans la rue, frapper le bébé, ni même blesser le chien…

 

Mais comment imposer des limites pour éduquer sans punir ni crier ? 

 

C’est tout l’intérêt de cet article, me diras-tu. Voici 10 conseils qui te seront plus qu’utiles. 

 

1 – Régule tes propres émotions

 

Je sais. Je sais. C’est logique. Mais pas tant que ça vu le nombre de fois qu’on s’emporte avec nos enfants. 

 

Le truc, c’est que si tu leur montres comment tu gères tes propres émotions sans débordement, tu leur apprends par la même occasion à gérer les leurs. Tu es leur modèle. Alors n’agis pas sous le coup de la colère. Respire profondément et attends de retrouver ton calme pour pouvoir aborder la situation. 

 

Si tu veux mon avis, résiste à l’impulsion de la punition, elle se retourne toujours contre toi. 

 

2. Sers-toi de ton empathie

 

Lorsque ton enfant est pris dans une tempête émotionnelle qu’il ne parvient pas à contrôler, sache qu’il n’est pas en état de t’écouter. Au lieu de le sermonner, comble son réservoir d’émotions avec un instant spécial câlins. Montre-lui que tu reconnais ses sentiments en étant auprès de lui. 

 

C’est tout le contraire du time-out pendant lequel tu lui demandes d’aller se calmer seul dans un coin. Là, ce n’est pas une punition, mais plutôt une occasion de se reconnecter afin qu’il puisse réguler ses émotions. 

 

Tu verras, une fois que tu auras ravivé un sentiment de sécurité en lui en te servant de ton empathie, il sera à même d’écouter tes conseils. 

 

3. Ne néglige pas l’impact des routines 

 

L’enfant apprend par la répétition. C’est même une tendance humaine naturelle. En Montessori, lorsque tu veux qu’il apprenne à maîtriser, il suffit de lui laisser le temps de s’en imprégner en t’impliquant dans cet apprentissage. 

 

Le même principe s’applique pour à peu près tout ce qui lui servira dans sa vie d’adulte : apprendre à dire merci, à jouer à tour de rôle, à se souvenir de ses affaires, à nourrir son animal de compagnie, à faire ses devoirs…

 

Les routines sont comme des planches mises bout à bout pour construire une passerelle. Alors quand il te prend l’envie de te mettre en colère parce que ton enfant a encore oublié sa veste, rappelle-toi qu’il a besoin de toutes les planches pour avoir une belle passerelle solide. 

 

Crier ne l’aidera pas à s’en souvenir. Le répéter une nouvelle fois par contre, oui. 

 

4. Pense à la connexion avant la correction

 

N’oublie pas que les enfants se comportent mal lorsqu’ils se sentent mal dans leur peau et déconnectés de nous. Et très souvent, c’est un raccourci utilisé pour attirer notre attention. 

 

En le comprenant, tu prends plus soin de la relation que tu entretiens avec ton enfant et tu penses moins à la correction. 

 

Pour ce faire : 

 

  • Établis un contact visuel affectueux : “On dirait que tu es vraiment contrarié par X.” 
  • Créé un contact physique en mettant la main sur son épaule : “J’ai l’impression que tu as peut-être peur de me dire ce qu’il s’est passé avec ton frère.” 
  • Mets-toi à son niveau et regarde-le dans les yeux : “Je vois que tu es vraiment en colère… Je t’écoute. Dis-moi ce qui ne va pas.” 
  • Opte pour un geste d’amour en le câlinant : “Ce n’est pas une bonne journée pour toi, n’est-ce pas ?”

 

5. Fixe des limites, mais fais-le avec empathie

 

Bien sûr, tu te dois d’insister sur certaines règles. Mais tu peux éduquer sans punir ni crier et sans nier le point de vue ou les sentiments de ton enfant. 

 

Lorsque les enfants se sentent compris, ils sont plus ouverts à la discussion (tout comme nous, adultes, en fait ). Si possible, donne un choix ou une consigne sur ce que l’enfant PEUT faire sans s’arrêter systématiquement à l’interdiction. 

 

Par exemple : 

 

  • “Je vois que tu voulais que ta sœur s’enlève de là, alors tu l’as poussée. Tu ne dois pas pousser. Pousser fait mal. Dis-lui simplement : “Pousse-toi s’il te plaît”.
  • « Pas de morsure ! Tu es très très en colère et blessé…  Dis-le à ton frère – avec des mots. »
  • « Tu aimerais pouvoir jouer plus longtemps… Je sais que c’est dur d’arrêter de jouer et de se préparer pour aller au lit quand on s’amuse. On le fait ensemble ? »
  • « On ne lance pas le ballon dans la maison. Tu peux sortir le ballon ou alors lancer des peluches. Viens, je te montre un jeu.”

 

6. Apprends-lui à réparer

 

C’est d’ailleurs une des premières leçons à lui partager : tu peux réparer tes propres dégâts. 

 

“Tu as renversé ton verre de jus ? Prends un chiffon ou du papier et nettoie ce que tu as fait.”

 

Inutile de blâmer, de crier ou de punir.

 

Cette astuce marche aussi pour régler les conflits dans la fratrie. On peut demander à l’enfant quelle solution il peut envisager pour trouver un terrain d’entente avec son frère / sa sœur.

 

7. N’oublie pas que tout “mauvais comportement” est l’expression – même étrange – d’un besoin légitime

 

Ton enfant a une raison. Même si ça ne te saute pas aux yeux… Même si ce n’est pas la bonne façon d’obtenir ce qu’il veut… Il y a une explication rationnelle derrière son comportement. 

 

Pour la trouver, je te l’accorde, c’est une autre histoire.

 

Il se sent peut-être très mal et ne sait pas comment l’exprimer. Il a besoin de plus de sommeil… De passer plus de temps seul à seul avec toi. Ou il a simplement besoin de décharger toutes les émotions qu’il a stocké au cours de la journée.

Il faut dire que ça nous arrive aussi de ressentir le besoin de pleurer sans trop savoir pourquoi, n’est-ce pas ? 

 

Si tu fais en sorte de chercher le besoin sous-jacent, tu élimineras à coup sûr le mauvais comportement en question.

 

8. Dis OUI

 

C’est fou, mais ça marche.

Il n’y a qu’à y réfléchir deux minutes : Combien de fois tu répètes le mot NON en une journée ? Plus que tu ne l’imagines, pas vrai ? 

 

Entendre NON à longueur de journée, agace ton enfant et c’est d’ailleurs très souvent un élément déclencheur du Terrible Two (remember : la joyeuse période pendant laquelle ton enfant dit non à tout et devient un ado ingérable ). 

 

Le simple fait de trouver un moyen de dire OUI au lieu de NON, changera la donne.

 

« OUI, il est temps de nettoyer, et OUI je vais t’aider et OUI nous pouvons reprendre le jeu où nous l’avons laissé quand on aura terminé. OUI tu peux être agacé et OUI si nous nous dépêchons nous pouvons lire une histoire supplémentaire. Et OUI ça sera amusant parce que OUI je t’aime.” 

 

Bon. Tu auras l’air d’être un peu toquée, mais je t’assure que cette technique marche.

 

9. Reconnectez-vous tous les jours si tu veux éduquer sans punir ni crier

 

Garde en tête que chaque interaction est une opportunité de connexion ou de déconnexion. Instaure une règle tous les jours pour te forcer à poser ton téléphone, fermer l’ordinateur et dire à ton enfant : 

 

“Ok, je suis tout à toi pour les 20 prochaines minutes. Qu’est-ce que tu veux que l’on fasse ?”

 

Tous les jours, nous avons besoin de recharger notre réservoir d’amour et d’attention. Adulte comme enfant. 

 

Donc, pendant ces 20 minutes, prenez le temps de rire, de jouer, de faire le pitre, de vous câliner, de papoter. Bref. Assure-toi chaque jour de passer ces quelques minutes de qualité avec ton enfant pendant lesquelles tu seras 100% présente.

 

10. Échoue, apprends et recommence 

 

S’il y a bien une chose pour laquelle tu signes quand tu deviens parent, c’est d’apprendre de nouvelles choses chaque jour.

Tu apprends à te connaître, à décrypter les comportements de ton enfant. Mais tu apprends surtout à devenir un meilleur parent à l’avenir. 

 

C’est pourquoi je pense qu’il ne faut jamais s’arrêter d’apprendre et de se former. Et j’applique cette règle à moi-même en premier.

 

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