Cauchemar ou Terreur Nocturne : Quand la Peur Change de Déguisement

La terreur nocturne… Voilà le tableau :

 

Ton enfant s’est couché tôt. Ouf, l’endormissement n’a pas été une galère sans nom.  Enfin… C’était avant que ton plan tombe à l’eau. Voilà que ton enfant se met à hurler sans raison apparente. Tu essaies de le calmer, mais rien n’y fait. 

 

Pire, on dirait qu’il ne t’entend même pas. Tu es en train de vivre la pire sensation d’une maman : être impuissante face à la souffrance de son enfant.

 

Ton petit cœur de maman est en miettes. Bon, pas de panique. Après tout, c’est pas ça qui calmera ton enfant.

 

Voyons plutôt s’il s’agit d’un simple cauchemar ou de terreurs nocturnes pour pouvoir l’aider au mieux…

 

Cauchemar VS terreur nocturne : Définition

 

Parlons peu, parlons bien. On va commencer par la théorie. 

 

Les cauchemars…

 

Ce sont ces vilains rêves que ton enfant fait pendant la phase de sommeil paradoxal, mais pas toujours.

Dans l’ensemble, ils surviennent souvent dans la deuxième moitié de la nuit, lorsque nos rêves sont les plus intenses.

 

Oui, voilà, c’est la raison pour laquelle on se souvient généralement d’un cauchemar au réveil. 

 

Pour ce qui est du scénario d’un cauchemar, il se base sur des sentiments, des situations vécues dans la journée. Résultat, le cauchemar paraît bien réel pour l’enfant.

 

Les terreurs nocturnes…

 

Comme le cauchemar, la terreur nocturne est un trouble du sommeil. À l’inverse de celui-ci, elle se passe plutôt pendant le sommeil profond, 1 à 2 heures après l’endormissement.

 

Ce qui implique que l’enfant est totalement inconscient, un peu comme s’il faisait du somnambulisme. 

 

Par rapport à un cauchemar, la terreur nocturne est un épisode beaucoup plus intense et impressionnant pour les personnes en face : crises de panique, cris, pleurs… Enfin, tu vois le truc quoi. 

 

Les terreurs nocturnes donnent des situations comme : un enfant qui se redresse de son lit, les yeux écarquillés, avec une anxiété profonde.  

 

Sauf qu’il ne se souvient de rien du tout au réveil. Au mieux, d’une vague sensation de peur, ou du souvenir flou d’une image effrayante.

 

Ah et, on sait aussi que les terreurs nocturnes concernent un enfant sur dix, de 3 à 12 ans. Avec des cas plus fréquents chez les garçons. 

 

Cauchemar ou terreur nocturne : un petit jeu des différences 

 

Maintenant, tu devrais à peu près pouvoir différencier un cauchemar d’une terreur nocturne. Pour autant, il existe quelques signes bien distincts qui les séparent. 

 

Le “fight or flight”

 

Le « fight or flight” caractérise les terreurs nocturnes. Disons que cette réaction décrit l’enfant dans l’état d’urgence duquel il se réveille en sursaut. 

 

Du coup, je ne te fais pas de dessin quand le mode “fight” est activé, si ?

 

Bon, ok. On va seulement dire que les mouvements sont assez violents. Traduction, ton enfant peut te mettre une droite involontaire.

 

Dans les faits, il peut voir toutes les personnes dans la pièce comme une menace contre laquelle il faut se battre coûte que coûte. 

 

Ok… Mais pose ce gilet pare balles, je n’ai pas fini. 

 

Pour ce qui est du mode “flight”, non seulement ton enfant voudra s’enfuir à tout prix de la chambre, mais en plus il pourrait vouloir t’entraîner avec lui. 

 

Bonne nouvelle : la crise de panique ne dure qu’une poignée de minutes.

 

L’angoisse 

 

On l’a vu plus haut, les terreurs nocturnes sont plus intenses. Mais en quoi ? 

Dans le cas du cauchemar, on fait face à une anxiété passagère alors que la terreur nocturne peut cacher une véritable angoisse.

 

Et dans ce cas précis, même ouvrir les yeux ne suffit pas à la faire disparaître. 

 

Cette terrible angoisse fait que l’enfant ne reconnaît pas ses parents pendant la crise. 

 

Un cas plus rare

 

Oui, il faut quand même le souligner. La terreur nocturne est plutôt rare quand on la compare aux chiffres du cauchemar : seulement 1 à 3% des enfants de moins de 15 ans. 

 

Et même si les crises peuvent paraître inquiétantes sur le coup, elle n’est pas dangereuse. 

 

Les causes 

 

Pour ce qui est de la terreur nocturne, un enfant très fatigué, ou en plein chamboulement dans sa vie, y est plus sujet. On remarque aussi qu’une terreur nocturne peut arriver lorsqu’il ne fait plus la sieste alors qu’il en aurait encore besoin. 

 

La maladie est aussi un facteur comme une terreur nocturne lors d’une fièvre, mais ça reste relativement exceptionnel. 

 

Comment réagir face à un cauchemar ou une terreur nocturne ?

 

Réagir face à une terreur nocturne

 

Si tu veux vraiment aider ton enfant, il est important de ne pas le réveiller en pleine crise de terreur nocturne.

 

En fait, c’est vraiment le même principe que le somnambulisme, donc tu dois y réagir de la même façon. 

 

Dans un premier temps, tu évalues la situation. S’il n’y a aucun danger en vue – par exemple un enfant qui dort en haut d’un lit superposé, ou à l’étage et qui pourrait tomber dans l’escalier – alors il n’y a aucune raison de le réveiller. 

 

Un autre point important. Étant donné que ton enfant est dans une phase de sommeil profond, s’il subit une terreur nocturne, ça ne sera pas vraiment utile de le calmer avec des gestes ou des paroles.

 

Après je dis ça, mais tu le constateras par toi-même. Tout ce que tu peux faire malheureusement, c’est essayer de maîtriser la situation pendant les quelques minutes que durera la crise.


Ensuite, tu peux mettre des petites choses en place pour éviter les terreurs nocturnes. Comme laisser une veilleuse allumée près de l’enfant pendant la première moitié de la nuit. 

 

Par contre, si les crises sont trop fréquentes, il faudra demander l’avis d’un spécialiste pour définir une origine à un potentiel trouble. 

 

Réagir face au cauchemar 

 

Pour ce qui est du cauchemar, bien sûr il faut apaiser l’enfant qui, cette fois, est conscient au réveil. D’ailleurs, apaiser ce n’est pas lui dire que ce n’est rien, ou que les monstres ça n’existe pas.

 

C’est le meilleur moyen de fermer la discussion et de ne pas pouvoir creuser plus loin pour comprendre le cauchemar.

 

Ce qui sera d’autant plus utile si la situation se répète. Très souvent, les cauchemars mettent en scène les peurs de l’enfant. Par exemple, il pourrait voir un enfant qui lui fait peur à l’école sous une forme effrayante la nuit. 

 

Attention, je ne dis pas de rentrer dans une étude des rêves de ton enfant. Surtout s’il est petit, ça risque d’être vraiment compliqué d’expliquer ses cauchemars.

 

Mais ça ne veut pas dire que tu ne dois pas en discuter avec lui pour mieux comprendre les choses. 

 

Sans oublier qu’entre 3 et 5 ans, l’enfant développe son imagination, d’où la peur du noir, et des monstres imaginaires.

 

Là où ça se complique, c’est plutôt autour de 7 ans. À cette période, l’enfant forge sa raison et les scénarios qu’il imagine sont bien plus concrets que de simples monstres ou fantômes. 

 

Il peut faire un cauchemar dans lequel il se voit kidnappé ou un voleur qui entre dans sa maison. Déjà que ces situations sont anxiogènes pour un adulte, imagine ce qu’il se passe dans la tête d’un enfant. Il est d’autant plus important d’en discuter ensemble pour le rassurer et éviter un autre épisode. 

 

Bien souvent, ton enfant te demandera de dormir avec toi et ce n’est pas un drame. Tu dois juste lui expliquer que c’est exceptionnel.

Et ça vaut aussi pour le fait de rester près de lui jusqu’à ce qu’il s’endorme, ça ne doit pas devenir une habitude.

 

En parlant de ça, il se pourrait bien que ces conseils pour calmer ton enfant et l’aider à s’endormir tombent à pic.

 

Alors, tu as déjà vécu un épisode de terreur nocturne ou des cauchemars à répétition avec ton enfant ?

 

Qu’est-ce que tu conseillerais à une maman qui passe par là ?

 

Hâte de te lire. 

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