Comment favoriser l’autonomie de l’enfant… Voilà une question qui nous attire autant qu’elle nous fait peur. Car oui, quelque part, on aimerait bien que notre bébé reste pour toujours notre bébé…
Alors, rappelons-nous ce que Maria Montessori disait :
“Toute aide inutile est une entrave au développement.”
Eh bien qu’on soit tentées d’aider notre enfant, l’apprentissage de l’autonomie lui est essentiel. Pour son estime de soi, ou même pour lui inculquer la patience et le goût de l’effort, nous devons tout faire afin qu’il prenne conscience de ses capacités.
Je sens ton cœur de maman paniquer.
Doucement, il ne va pas (encore) couper le cordon définitivement.
Mais crois-moi sur parole, si je te dis comment favoriser l’autonomie de l’enfant, tu pourras souffler un peu. Enfin, en théorie…
Définition : Qu’est-ce que l’autonomie de l’enfant ou stade d’indépendance ?
L’étymologie du mot “indépendance” suggère l’absence (“in” = sans) de dépendance.
Cool.
Mais, concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ?
Tout d’abord, il faut savoir que l’être humain n’est jamais “indépendant”. Nous dépendons tous de l’oxygène pour respirer, ou des vitamines du Soleil.
En revanche, vient un stade dans le développement du jeune enfant où il commence à découvrir la notion d’autonomie, ou d’indépendance.
Ça me fait penser qu’on saute de joie aux premiers pas de nos enfants, puis on se met à leur courir après quand ils deviennent des explorateurs.
Cette nouvelle indépendance s’oppose aux stades de la grossesse et de la naissance, durant lesquels le nouveau-né est dépendant de sa mère. Il ne sait communiquer que par les pleurs et c’est à toi, jeune maman, que revient l’ultime mission de le décrypter.
Alors pour être nourri, consolé, ou simplement rassuré, il a toujours besoin des bras de sa maman. D’ailleurs, cette dépendance est clairement nécessaire à son développement. (Clin d’œil à ceux qui pensent qu’il faut le laisser pleurer pour qu’il apprenne à se calmer seul… )
Néanmoins, ce petit bébé que tu as vu naître commence à grandir… Il veut désormais découvrir le monde par ses propres moyens et expériences. Je n’aime pas dire qu’il devient indépendant, car je trouve le terme assez fort.
Disons qu’il atteint un stade d’interdépendance : une dépendance réciproque, beaucoup plus adaptée à l’être humain.
Cette autonomie de l’enfant se poursuit en même temps que l’acquisition de la motricité et du langage. Et plus l’enfant va développer ces deux capacités, plus il voudra prouver son indépendance.
Et puis…
C’est contradictoire de penser le nouveau-né pleinement dépendant, quand on sait que c’est lui qui déclenche l’accouchement.
Eh oui…
S’il se borne à rester en siège, c’est maman qui va en souffrir. Donc on va faire attention à ce qu’on dit de lui dans cet article…
Comment Favoriser l’Autonomie de l’Enfant : Distinguer les différentes formes d’indépendance
Durant le développement de l’enfant, on distingue l’indépendance sous 3 formes : l’indépendance physique, l’indépendance émotionnelle et l’indépendance intellectuelle.
Depuis sa naissance jusqu’à ce qu’il atteigne 6 à 8 semaines, le nourrisson se trouve dans une période appelée “la phase symbiotique”.
En d’autres mots, il n’a pas conscience de son individualité et pense former un tout avec sa mère. Ce n’est qu’après cette phase symbiotique, qu’apparaît le phénomène de “séparation-individuation”.
Si tu souhaites aller plus loin sur ce sujet, j’ai trouvé ce document intéressant. Rassure-toi, c’en est fini pour les termes compliqués.
Indépendance Physique
L’indépendance physique commence lorsque le nourrisson peut contrôler sa tête et ses épaules. Elle se poursuit ensuite lorsqu’il apprend à ramper sur le ventre, ou à marcher à quatre pattes, pour finir par acquérir la marche.
La motricité fine fait aussi partie de l’indépendance physique de l’enfant. Grâce à ces mouvements précis, bébé peut manipuler de petits objets. Puis, la sortie des dents consolide le processus d’indépendance physique puisqu’il pourra désormais se nourrir seul.
Indépendance émotionnelle
Lorsque l’enfant réalise qu’il est un être à part entière en sortant de la phase symbiotique, on voit s’ancrer l’indépendance émotionnelle. Néanmoins, plusieurs étapes sont essentielles pour que le nourrisson atteigne ce stade rapidement et naturellement. C’est ici que l’importance de répondre aux pleurs de l’enfant est la plus présente.
Pour faire simple, en comblant ses différents besoins, on lui permet d’assimiler le monde qui l’entoure comme sécuritaire et les personnes comme réceptives et de confiance.
Ce n’est que de cette manière qu’on lui apprendra par la suite à accepter et gérer ses émotions.
Pour la petite parenthèse, le nourrisson possède 5 grands besoins :
1 – Le besoin physiologique
2 – Le besoin de sécurité
3 – Le besoin d’appartenance
4 – Le besoin d’estime
5 – Le besoin de s’accomplir
Indépendance intellectuelle
Il faut savoir que la vision de l’enfant évolue en même temps que son développement. S’il peut s’asseoir sans aide et qu’il manipule avec ses mains, il a donc acquis une meilleure visibilité.
Durant cette période, l’enfant pourra commencer à acquérir plus de concentration.
D’où l’importance de lui proposer des activités en accord avec son âge et les étapes de son développement. Par la suite, vient le moment tant attendu des premiers mots. Bon…
Bien que le langage de ton bébé soit encore indéchiffrable sans toi. ^^
Profite tant que tu te sens utile, ensuite il voudra tout faire tout seul… Oups, une petite larme de nostalgie.
Quel rôle doit tenir le parent pour accompagner l’enfant vers l’autonomie ?
Je pense que tu l’as compris, mais on va se le redire une fois pour la route : le rôle du parent est primordial au bon développement de l’enfant.
Donc, pour comprendre comment favoriser l’autonomie de l’enfant, nous devons commencer par revoir notre rôle.
D’une manière générale, le parent doit être un observateur au quotidien et durant les activités Montessori proposées.
Trop facile ?
Ne te réjouis pas trop vite, c’est une capacité vraiment difficile à travailler.
Avant de faire des découvertes universelles sur l’enfant, Maria Montessori était devenue une pro en la matière.
Donc, si on résume ce que le parent doit faire :
- parler doucement ;
- observer en silence ;
- expliquer à nouveau si l’enfant le demande ;
- rassurer s’il cherche l’approbation ;
- récompenser l’effort.
Comment favoriser l’autonomie de l’enfant : Ce que tu dois en retenir
Plus ton enfant va grandir et plus il cherchera à assouvir son besoin d’indépendance. Le problème se pose lorsque l’adulte ne répond pas à ce besoin.
Si tel est le cas, c’est à ce moment que certains conflits apparaîtront et feront entrave au développement.
Mais si…
Souviens-toi de ta réaction la dernière fois que ton enfant touchait à tout ce qui l’entourait.
Le goût pour l’exploration est inné en lui. Alors, plutôt que de t’épuiser à surveiller tout ce qu’il touche, fais en sorte d’adapter au mieux son environnement.
À partir de 18 mois et jusqu’à ses deux ans, ton enfant sera ouvert à participer aux activités du quotidien.
Deux options s’offrent à toi :
- soit tu lui montres que tu lui fais confiance en le responsabilisant à son échelle et en le laissant prendre des initiatives.
- Soit tu te bornes à croire qu’il ne peut pas mettre et débarrasser la table, participer au nettoyage, ou encore t’aider dans la préparation du repas… Et il finira lui-même par le croire.
Toutes ces actions sont déjà des activités ludiques. Mais garde en tête que quel que soit le choix que tu feras, il sera décisif quant au comportement de ton enfant à la maison.
Attends. J’ai quand même une bonne nouvelle pour toi…
Dès ses 3 ans, si tu as suivi ces conseils, ton enfant sera très autonome.
S’habiller, mettre la table, nettoyer, ranger…
Toutes ces tâches du quotidien n’auront plus aucun secret pour lui.
Alors… Si je te dis “comment favoriser l’autonomie de l’enfant ?” tu me réponds … ? Je t’attends en commentaire !



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