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Comment aider son enfant à faire son deuil face à la perte d’un être cher ? Mes 10 conseils

Il y a des sujets que l’on aimerait ne jamais aborder avec nos enfants. Et la mort est l’un de ceux-là. 😕​

 

Pourtant, comme tu le sais, la mort fait partie de la vie et ton enfant a peut-être déjà été confronté à la perte d’un être cher.

 

Dans ce nouvel article, je vais donc t’apporter 10 conseils clairs et concrets pour t’aider à accompagner ton enfant dans son travail de deuil. 💔

 

Mais au fait, c’est quoi le deuil ?

 

Tout d’abord, afin d’y voir plus clair, précisons (ou reprécisons) les choses. Lorsque je parle de deuil, je parle de cette reconstruction intime et émotionnelle que chacun est amené un jour à mettre en œuvre afin de surmonter la perte d’un être cher.

 

D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé la définition que propose le site Psychologue.net au sujet du deuil :

« Le deuil est un processus d’adaptation émotionnelle à la suite d’une perte (d’un être cher, d’un emploi, d’une relation). »

 

On comprend alors que le deuil peut concerner la perte…

·        d’une personne proche : comme mamie ou papy ;

·        d’une personne moins proche : comme le collègue de travail de papa ;

·        d’un enfant auquel s’identifier : comme un camarade de classe ;

·        d’un animal de compagnie ;

·        d’une amitié, d’une relation chère aux yeux de l’enfant ;

·        etc.

 

Les enfants réagissent-ils tous de la même manière face à la mort ?

 

Cette question, à mon avis, tu en connais déjà la réponse. 😊

 

Non, les enfants ne réagissent pas tous de la même manière face à la perte d’un être cher. Ainsi, d’un enfant à un autre, les réactions pourront être très différentes.

 

Et ce, en raison de plusieurs facteurs qui entrent en compte, et notamment :

 

➡️l’âge de l’enfant ;

➡️la culture et la religion dans laquelle grandit l’enfant ;

➡️l’attachement ou non de l’enfant à la personne décédée ;

➡️les circonstances dans lesquelles la personne est décédée ;

➡️ la façon dont les autres personnes autour réagissent.

 

1er conseil : Privilégier le dialogue si l’enfant ne s’y oppose pas 💬

 

Échanger, se montrer à l’écoute, prendre en compte ses remarques, ses réactions, ses émotions, accepter ses paroles et ses émotions…

 

Voilà le rôle que toi, maman, tu peux endosser sans trop de difficulté.

 

Car oui, parfois (ou même souvent), ton enfant est un être humain comme les autres, qui aimerait juste qu’on l’écoute un peu, sans le juger ni discréditer ses émotions. 🤗

 

S’il se sent suffisamment en confiance et s’il en exprime le besoin ou le désir, ton enfant pourra exprimer ses craintes, sa peur, sa colère, son angoisse, sa confusion, son chagrin et même peut-être, sa culpabilité. Et tu seras son oreille, et c’est très bien comme ça.

 

N’hésite pas aussi à le rassurer dans ses émotions en lui expliquant qu’il est tout à fait normal de se sentir triste ou en colère face à la perte d’un être cher.

 

Enfin, s’il te pose des questions, réponds-lui avec des mots simples, clairs. Cela lui suffira. 💖

 

2ème conseil : Parler de ses propres émotions, de ce que l’on ressent soi-même 🤝

 

Souvent la perte d’un proche de ton enfant te concerne aussi. Car ce proche était sans doute le tien aussi.

 

Tu ressens peut-être de la douleur et de la tristesse. Tu es peut-être affectée par ce changement de situation et tu as ton propre travail de deuil à faire aussi.

 

Dans ce cas-là, sache qu’il n’y a aucune raison de te cacher ou de croire que tu n’as pas le droit d’être triste devant ton enfant.

 

Bien plus, en t’autorisant à être triste, c’est à ton enfant, aussi, que tu donnes la permission d’être affecté. ❤️‍🩹

 

En validant mes propres émotions, je valide celles de mon enfant.

 

3ème conseil : Les routines quotidiennes comme point de repère 📍​

 

Le décès d’un proche, le déménagement d’un camarade de classe, la perte d’un animal de compagnie… Les occasions venant bousculer notre vie quotidienne sont nombreuses.

 

Pourtant, je ne peux que te recommander de maintenir certaines routines quotidiennes comme le rituel de la lecture du soir, le repas en famille, etc.

 

Cela permettra à ton enfant :

 

·        De se repérer dans le temps ;

·        De préserver certaines habitudes qui lui sont sans doute chères ;

·        De trouver un réconfort dans les petits détails du quotidien ;

·        De comprendre que la vie continue, malgré l’épreuve douloureuse que la famille traverse.

 

4ème conseil : Parler ensemble du décès 💧

 

Lorsque cela est possible, je t’encourage à parler de certaines circonstances entourant le décès de la personne concernée.

 

Quel âge avait-elle ? Était-elle malade ? A-t-elle eu un accident ?

 

D’ailleurs, il est possible que ton enfant te pose directement ce genre de questions et je ne peux que te conseiller d’être la plus franche possible, sans pour autant entrer dans certains détails.

 

Si tu ne te sens pas la force de répondre à ce genre de questions, tu peux charger une autre personne de le faire à ta place, une personne investie affectivement par ton enfant et susceptible de l’accompagner, de l’aider et de la soutenir. 🩷

 

5ème conseil : Bien choisir ses mots 👄

 

Là encore, je te recommande de jouer franc-jeu.

 

Il n’est donc pas nécessaire d’employer, face à ton enfant, des expressions telles que « partir pour un long voyage », « s’envoler », « s’endormir », « se transformer en ange » « partir au ciel », etc.

 

Ce genre d’expressions peut avoir pour conséquences…

 

➡️ de créer de l’anxiété chez ton enfant ;

➡️ de le rendre confus : « Quel type de voyage ? » « Quel type d’endormissement ? » « Moi aussi, si je m’endors dans mon lit, je vais mourir ? »

➡️ de ne pas comprendre exactement ce qui se passe et ainsi, retarder le travail de deuil.

 

6ème conseil : Laisser son enfant participer aux funérailles s’il en exprime le besoin 📢

 

S’il souhaite participer aux funérailles, éventuellement sous certaines conditions et si son âge le permet, pourquoi lui interdire ?

 

Sa présence aux funérailles l’aidera à :

✅ reconnaître la réalité du décès, à le rendre réel, concret ;

✅ dire au revoir à la personne décédée ;

✅ participer un événement familial qui lui permettre de développer son sentiment d’appartenance à un groupe ;

✅ profiter du soutien de l’entourage présent.

 

7ème conseil : Lui proposer des livres traitant du sujet 📚​

 

Lire avec lui des ouvrages de littérature jeunesse abordant le thème de la mort et de la perte d’un être cher pourra l’aider dans son travail de deuil et de reconstruction.

 

Librairies, bibliothèques, emprunt auprès des proches… Saisissez la moindre occasion afin de trouver LE ou les livres qui sauront utiliser d’autres mots et d’autres manières de parler du deuil et ainsi d’offrir de nouvelles perspectives à votre enfant.

 

8ème conseil : Ne pas oublier que chaque enfant est unique

 

Si ton fils aîné semble affronter la mort d’un proche de manière plutôt sereine et semble déjà se reconstruire, cela n’est peut-être pas le cas pour la petite sœur ou le petit frère !

 

Ainsi, je te recommande d’adapter ton approche selon le caractère, l’âge et la personnalité de chacun de tes enfants. Ce qui marche pour l’un ne marchera pas forcément pour l’autre.

 

Un accompagnement personnalisé, voilà ce que je te conseille. 🥰

 

9ème conseil : Montrer à son enfant qu’il est possible de vivre avec l’idée que l’on va mourir un jour ☀️

 

Oui, nous allons tous mourir et l’idée de ne pas savoir où, ni quand, ni comment n’est pas toujours facile à intégrer par ton enfant.

 

Car finalement, ce travail de deuil, cette personne décédée, ces funérailles auxquelles on assiste… Toutes ces choses vous rappellent bien, aussi bien à toi qu’à ton enfant, que ce sera bientôt à votre tour aussi.

 

Ainsi, il est important d’échanger avec son enfant à ce sujet.

 

Il comprendra alors :

  • que l’on ne peut pas toujours tout contrôler ;

  • que la mort fait partie de la vie ;

  • qu’il est tout à fait possible de vivre avec l’idée qu’un jour, on va mourir.

 

10ème conseil : Garder un œil sur son enfant 🫶

 

Malgré ces conseils, si tu sens que ton enfant…

·        a du mal à remonter la pente ;

·        a des idées noires ;

·        change de comportement ;

·        semble très affecté par ce décès ;

·        traverse une période l’empêchant de poursuivre une vie normale…

 

Alors, n’hésite pas à demander de l’aide auprès de personnes compétentes, en commençant, par exemple, par le pédiatre ou médecin de famille.

 

Eh oui, le deuil n’est pas un travail aisé. Et cela l’est encore moins lorsque l’on a 6 ans et que notre papy, eh bien, on l’aimait beaucoup.

Par chez toi, as-tu déjà traversé une situation similaire avec ton enfant ? Comment cela s’est-il passé ? N’hésite pas à me raconter cela en commentaires ! 🥰

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Lucie KEMACHE

Educatrice Montessori et maman de deux princesses en Instruction Famille, je vous partage mes connaissances et un bout de mon quotidien sur le blog pour vous aider à mettre en place la Pédagogie Montessori facilement à la maison.

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