C’est quoi, au juste, les VEO ? 10 mises en situation pour mieux les éviter !

Tu ne connais peut-être pas encore ce sigle : VEO. Pourtant, tu y as sans doute déjà pensé et tu as même peut-être déjà lu certaines choses à son sujet 🫥​.

Et pour cause : le sigle VEO désigne les « Violences Éducatives Ordinaires », ces actes de violence physique, psychologique ou verbale que certains parents utilisent sur leurs enfants afin d’obtenir d’eux une obéissance ou une soumission🥺.

On les qualifie d’ « ordinaires » car elles sont souvent banalisées dans la société et bien plus répandues qu’on pourrait le croire.

 

D’ailleurs, nombreux sont les parents excusant leur geste de violence en disant :

 

💬« Mais c’est pour son bien ! »

💬« Mes parents m’ont déjà mis une fessée quand j’étais jeune et j’en suis pas morte ! »

💬« Parfois, ça remet les idées en place ! »

💬« J’ai reçu quelques gifles quand j’étais plus jeune et franchement, je les méritais ! »

💬« Rhoo, ça va, une fessée, ça n’a jamais tué personne ! »

 

Alors, oui, c’est vrai : une fessée ne tue pas un enfant.

 

Mais elle laisse des traces.❤️‍🩹

 

Ces actes de VEO peuvent d’ailleurs entraîner des dommages tels que :

 

·        des troubles psychologiques,

·        des difficultés à construire sa propre personnalité,

·        un traumatisme à vie,

·        un isolement des victimes,

·        des familles brisées.💥

 

D’après le site STOP VEO, les Violences Ordinaires Éducatives se divisent en 3 catégories qui ne sont pas totalement hermétiques et qui peuvent s’entrelacer les unes aux autres :

  • Les violences physiques : comme le fait de gifler, mettre une fessée, taper la main, tirer les oreilles, priver de nourriture ou de dessert…
  • Les violences psychologiques : comme faire culpabiliser, faire du chantage, menacer son enfant…
  • Les violences verbales : comme le fait de crier, d’humilier ou d’insulter son enfant.

 

Et pour mieux comprendre la pluralité des VEO et découvrir de quelles manières nous pouvons les éviter en préférant une éducation bienveillante basée sur l’écoute active et l’empathie, je te laisse lire les quelques mises en situation que je t’ai concoctées…💖

 

Mise en situation 1 : La menace de violence

 

❌ Au lieu de dire : « Si tu tapes encore ton frère, je vais te taper aussi ! »

💡On peut dire : « Tu sembles fâché contre ton frère, peux-tu m’expliquer pourquoi ? »

 

➡️ Si on y réfléchit deux minutes : est-il cohérent d’utiliser la violence pour punir son enfant d’une violence qu’il a commise ? En utilisant la violence pour le punir, tu lui apprends qu’il est normal de taper et que les relations humaines sont basées sur les rapports de force, la puissance et la violence.

 

Mise en situation 2 : L’indifférence face aux besoins de l’enfant

 

❌ Au lieu de dire : « Je te laisse pleurer, tu finiras bien par t’endormir ! »

💡 On peut dire : « Je suis là, je suis à tes côtés, jusqu’à ce que tu trouves le sommeil. »

 

➡️ Laisser pleurer son enfant, c’est prendre la décision de ne pas répondre à un besoin qu’il exprime : une angoisse, une peur, un besoin d’attention, de proximité… Face à cette situation, je ne peux que te recommander la méthode de la chaise, dont j’ai déjà parlé sur Instagram ! 🤗

 

Mise en situation 3 : La « petite » tape sur la main

 

❌Au lieu de dire : « Arrête de toucher ce vase ! Je te l’ai dit 3 fois ! » + une « petite » tape sur la main ou un « petit » tirage d’oreille en prime.

💡On peut dire : « Stop ! Ce que tu fais est dangereux ! Là, on arrête ! Viens donc me montrer c’est quoi ce jeu ? »

 

➡️Ici, la responsabilité revient au parent : si un objet dangereux, fragile ou coupant est à portée de main de l’enfant, l’adulte doit le mettre en hauteur. Parfois, beaucoup de conflits ou de crises peuvent être évités en retirant du champ de vision ou de la portée de main certains objets très tentants pour un enfant (ça marche aussi en évitant le rayon bonbons au supermarché🤣).

 

Mise en situation 4 : L’autoritarisme

 

❌Au lieu de dire : « Non, c’est non ! C’est moi qui décide de toute manière ! »

💡On peut dire : « Je comprends ta tristesse/ta frustration. Comment peut-on faire pour… »

 

➡️Considérer l’éducation comme un rapport de force et des décisions prises que dans un seul sens peuvent entraver l’épanouissement de l’enfant et son bon développement. On se met donc à la hauteur de son enfant et on essaie d’échanger avec lui calmement afin de désamorcer les tensions.

 

Mise en situation 5 : La menace de passer à l’acte

 

❌Au lieu de dire : « Si tu oublies encore ton cahier en classe, je vais voir le directeur ! » ou encore : « Si tu ne ranges pas tes jouets dans leur caisse, je vais tout mettre à la poubelle ! »

💡On peut dire : « Le premier qui a fini de ranger son petit bazar a gagné la course ! »

 

➡️ La parentalité ludique, j’en ai déjà parlé à plusieurs reprises (dont cet article😉) et ça marche ! Et c’est bien plus sympa que toutes ces menaces du quotidien qu’on s’amuse à répéter à longueur de temps pour finalement, peu de résultats ! Obtenir la coopération de l’enfant, c’est toujours mieux que d’obtenir son ressentiment ou sa frustration !🥲

 

Mise en situation 6 : Le forcer à finir absooooolument son assiette

 

❌Au lieu de dire : « Finis ton assiette sinon tu n’auras pas de dessert ! » ou encore : « Tant que tu n’auras pas fini ton repas, tu resteras à table » !

💡On peut dire : « Tu n’as plus faim ? Je comprends, moi non plus, je n’ai plus faim d’ailleurs. »

Le plus judicieux serait même de privilégier des petites quantité dans l’assiette de l’enfant quitte à se qu’il se resserve au lieu de ne pas finir son assiette.

 

➡️ On n’oublie pas que ton enfant est capable de réguler sa faim et de répondre à ses besoins. Il a aussi, sans doute, comme toi et moi, des aliments qu’il aime et des aliments qu’il aime moins.

 

Mise en situation 7 : Le surnom péjoratif… voire l’insulte

 

❌Au lieu de dire : « Dans tous les cas, toi, tu es méchant. » ou encore : « Tu es vilain avec ta sœur ! », « Tu n’es vraiment pas gentil en ce moment ! »

💡On peut dire : « Je vois que tu es en colère. Tu veux m’en parler ? Tu sais, moi aussi, des fois, je suis en colère ! »

 

➡️Aider son enfant à exprimer la cause de sa frustration, de sa déception ou de sa colère est une très bonne alternative et l’encouragera à régler les conflits par le dialogue et l’écoute au lieu des insultes et des actes de violences verbales. 

 

Mise en situation 8 : Les menaces irréalistes 

 

❌ Au lieu de dire : « Oh, tu viens de dire un vilain gros mots ! Si tu continues, je vais te nettoyer la bouche avec du savon ! » ou encore : « Si tu continues à pleurer dans la voiture, je vais te déposer au bord de la route ! »

💡On peut dire : « Ce que tu viens de dire est un gros mot. Et si on le remplaçait par un mot plus rigolo ? Comme « flûte et reflûte » ou encore “purée de patate” ? »

 

➡️ Et là petit conseil perso : on essaie, en tant que parent, de ne plus dire de gros mots devant nos enfants !🤣

 

Mise en situation 9 : La punition inadaptée

 

❌Au lieu de : « Oui tu es punie dans ta chambre et crier ne sert à rien. J’en ai marre de toi, alors, tu resteras dans ta chambre aussi longtemps que je l’aurai décidé ! »

💡On peut dire : « Je sens la colère monter car tu as dépassé les limites. Je vais aller m’isoler quelques instants dans ma chambre, j’aimerais que tu ne viennes pas. »

 

➡️Pas toujours facile pour un petit de gérer ses émotions. Donc, si tu sens que la moutarde commence à sérieusement te monter au nez, je te conseille de sortir prendre l’air 5 minutes, sur ton balcon, dans la rue, dans ton jardin…

 

Mise en situation 10 : L’humiliation (publique ou privée)

 

❌ Au lieu de : « Regarde ! Tu pleures et tu cries devant tes camarades ! C’est la honte quand même ! » ou encore : « Vous avez vu, mamie et papy ? Comment Camille se comporte aujourd’hui ? Elle est vilaine n’est-ce pas ? »

💡 On peut dire : « Camille, je pense que tu es fatiguée ou que quelque chose t’a énervée. Tu veux m’en parler en privé ? Dans un coin, juste toi et moi ? »

 

➡️L’humiliation, qu’elle soit publique ou privée fait partie intégrante des VEO, ces Violences Éducatives Ordinaires que l’on sous-estime et qui font pourtant beaucoup de mal. Je te conseille donc, autant que tu le peux, d’éviter ce genre de situations traumatisantes pour un enfant.

 

Comme tu peux le voir, les VEO ou « Violences Éducatives Ordinaires » sont nombreuses et les occasions de les employer le sont tout autant. Mais comme tu peux le voir aussi, de véritables alternatives existent. Des alternatives basées sur l’empathie, l’écoute, le respect et la bienveillance.❤️

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